Catherine Millet Jeune – Catherine Millet est une auteure, critique d’art, conservatrice, éditrice et rédactrice en chef de la revue d’art moderne et contemporain Art Press.

Son autobiographie La vie sexuelle de Catherine M., publiée en 2002, relate tout son parcours sexuel, de son intérêt précoce pour la masturbation à son obsession actuelle pour le sexe en groupe. Elle est née à Bois-Colombes, France. Edmund White, révisant le livre pour le New York Times, l’a qualifié de “livre le plus graphique sur le sexe jamais écrit par une femme”.

Jacques Henric, poète et romancier, est son mari.

Elle a sorti une sorte de suite en 2008 intitulée Jour de Souffrance, qui a été rebaptisée Jealousy: The Other Life of Catherine M. lorsqu’elle a été traduite en anglais l’année suivante.

L’année dernière, elle a publié La vie sexuelle de Catherine Millet en France, et elle s’est depuis vendue à plus de 400 000 exemplaires et continue de susciter des débats passionnés dans le monde entier.

“Cela a été l’une des occasions les plus heureuses de ma vie”, s’exclame-t-elle. Outre le succès commercial du livre, une compréhension généralisée a également contribué à sa réception.

Catherine Millet s’est exposée dans la presse avec la même franchise prudente et la même provocation qu’un modèle Hustler posant pour un photographe.

Son autobiographie comprend un chapitre sur son histoire sexuelle, commençant par sa masturbation dans sa jeunesse et se poursuivant jusqu’à l’âge adulte, où sa préférence pour le sexe en groupe sert de moteur au livre. Pour elle, la capacité à exprimer avec succès l’imagerie est une force.

L’écriture est aussi rigoureuse que celle d’Henry Miller, jamais fleurie ou enfantine.

“Aujourd’hui, je peux rendre compte de 49 mecs dont les organes sexuels m’ont envahie”, écrit-elle. Mais il y a d’autres personnes qui tombent dans l’oubli, et je n’ai aucun moyen de les compter.

Catherine Millet était le plus à l’aise lorsqu’elle était allongée sur une table dans un club appelé Chez Aimé et qu’elle était pelotée par des rangées d’inconnus.

À la page 18, l’auteur écrit : « J’ai parfois été agressé avec tant de force que j’ai dû m’accrocher aux extrémités de la table avec les deux mains », et que « je portais la cicatrice d’une légère entaille au-dessus de mon coccyx, où mon la colonne vertébrale avait frotté contre le bois dur” pendant longtemps.

Elle aimait les interactions sexuelles et les orgies en particulier. Pourquoi? Elle aimait être laissée seule et ressentir ce qu’elle appelait « un doux vertige ».

Elle se décrit comme ayant été “maladroite” à socialiser quand elle était plus jeune. Étonnamment, elle se sentait plus gênée lorsqu’elle était habillée que lorsqu’elle était nue; moins étonnamment, elle n’aimait pas sa silhouette.

Pour elle, la seule façon de se transcender via l’orgasme était de s’abandonner complètement.

En avril 2016, Régine Catin, Laurent Hamon et Philippe Méaille remettent à Catherine Millet le Prix François Morellet. Il est présenté lors des Journées Nationales du Livre et du Vin (Saumur) en collaboration avec le

Château de Montsoreau-Musée d’Art Contemporain à un particulier qui a contribué de manière significative à la promotion de l’art contemporain par son écriture et son plaidoyer.

Elle a déclaré: “Je regrette sincèrement de ne pas avoir été violée, car j’ai pu prouver que vous pouvez vous en remettre”, lors d’une interview à la radio française France Culture en décembre 2017.

Elle a critiqué le mouvement #MeToo dans une déclaration publique publiée dans le journal Le Monde en janvier 2018.

Plus d’une centaine de Françaises, dont l’actrice Catherine Deneuve, ont signé la lettre, qui a fait grand bruit à sa sortie.

Comme le visage d’un sphinx, il semble vous fixer. Le sourire, imperturbable. Difficile de dire si c’est la perception de désintérêt ou le manque d’ironie au coin des lèvres qui l’emporte.

Catherine Millet (prononcez “mi-lait”) est aussi inébranlable que les fétiches africains qui ornent son appartement du 12ème arrondissement de Paris (une ancienne marbrerie reconvertie en loft dans les années 1960).

Ses proches sont conscients du vide dans ses yeux marrons, une distance qu’ils savent ne pas prendre pour de l’arrogance ou de l’ennui. Vêtu d’un pull bleu vif avec un ruban bourgeois raffiné au col, l’auteur (qui prétend que “ça sonne mieux que “écrivain”) et critique d’art ne tremble pas mais observe.

Ses fans à la télévision la découvrent il y a vingt ans, au printemps 2001. Elle a alors 53 ans, bien connue dans le monde de l’art pour avoir fondé le magazine Art Press mais par ailleurs inconnue du grand public.

Apostrophes est la scène où elle débute son premier roman, La Vie sexuelle de Catherine M. (Seuil, 2001). Interrogée par Bernard Pivot, elle s’est contentée de décrire à cru, presque chirurgicalement, ses nombreuses soirées pyjama dans les bars, les parkings, les garages et chez les particuliers depuis qu’elle a dix-huit ans.

Edmund White, révisant le livre pour le New York Times, l’a qualifié de “livre le plus graphique sur le sexe jamais écrit par une femme”.

Elle a sorti une sorte de suite en 2008 intitulée Jour de Souffrance, qui a été rebaptisée Jealousy: The Other Life of Catherine M. lorsqu’elle a été traduite en anglais l’année suivante.

Elle a également couvert la vie sexuelle de Dali en français, et elle a contribué au documentaire Le Cinéma selon Dali, réalisé par Marie-Dominique Montel et Christopher Jones.

Elle est mariée au poète et écrivain Jacques Henric, et le couple vit à Paris, la capitale française. Leur biographie de Michel Houllebecq vient de sortir en France.

Catherine Millet Jeune

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