Affaire Ponce Gaudissard – Chantal et Audrey d’Amato, une mère et sa fille, ont été retrouvées mortes à leur domicile de Meyrargues, dans les Bouches-du-Rhône, en mars 2003. Vendredi, la Cour d’assises du Var a confirmé la condamnation d’un homme de 54 ans -vieil homme pour la tentative de meurtre en 2003 d’une mère et de sa fille près d’Aix-en-Provence et l’a condamné à la prison à vie avec possibilité de libération conditionnelle après 22 ans.

Affaire Ponce Gaudissard
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Ponce Gaudissard avait initialement été condamné à 30 ans de prison avec 20 ans de mise à l’épreuve par la cour d’appel de la vallée du Rhône en juillet 2008.

Ils sont allés au-delà de ce qu’avait demandé le procureur général Laurent Robert, qui était une peine de “pas moins de 30 ans d’emprisonnement, assortie d’une période de sûreté de 20 ans”.

Ponce Gaudissard n’a pas réagi à l’annonce du verdict. Pourtant, avant que la Cour n’entre en délibéré, il a fait la déclaration suivante : « Depuis sept ans, je suis hanté par un casier judiciaire dont je ne suis pas fier. En toute honnêteté, je ne suis pas parfait, mais je ne le suis pas non plus. Moi un tueur de sang-froid”.

Les corps de Chantal d’Amato, 53 ans, et de sa fille Audrey, 24 ans, ont été découverts le 31 mars 2003. Ils gisaient face contre terre sur des lits et avaient été partiellement calcinés. Pour éteindre un incendie qui s’était déclaré au domicile de l’agresseur à Meyrargues, les pompiers ont été appelés sur les lieux.

Ponce Gaudissard, chauffeur de taxi aixois, a nié être à l’origine de deux meurtres ; la preuve retenue contre lui est une lettre de saisie sur salaire du Fonds d’indemnisation des victimes adressée à son employeur et connue de la secrétaire du fonds, Audrey d’Amato.

Pendant les cinq jours d’audience, il s’est insurgé contre le déroulement du procès qui, selon lui, s’éternisait sur des faits pour lesquels il avait déjà été reconnu coupable.

Le procureur est d’avis que “l’histoire judiciaire de l’accusé est une série de passages répétés au crime” et que ces incidents font donc partie du récit.

Dans les années 60, Poncé et sa famille ont élu domicile dans un petit appartement à Marseille. Enfant, il a également été battu par son père.

Affaire Ponce Gaudissard
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En raison du traitement qu’il a infligé à sa famille, Poncé a été contraint d’attaquer son père avec une chaise lorsque les enfants Gaudissard l’ont complètement perdue.

C’est au début des années 1970 que Poncé Gaudissard a manifesté pour la première fois du ressentiment envers une punition ou une restriction que lui avait imposée son père.

A 17 ans, Poncé Gaudissaurd s’installe chez sa voisine de palier en 1973, une jeune femme déjà mère. Avant d’agresser la jeune femme,

Gaudissard l’emmène dans la salle de bain derrière la porte verrouillée de sa chambre. Entre-temps, le biberon de la jeune maman a explosé à cause d’une surchauffe, faisant sursauter Poncé Gaudissard, qui a couru chez lui prévenir ses parents.

Il ne l’a pas signalé à la police parce qu’il connaît Poncé depuis si longtemps, mais la famille de Poncé a été informée et le père de l’homme lui a fait un bon cadeau.

Poncé Gaudisad, qui est facteur depuis le milieu des années 1970, a occupé ce poste pendant un temps considérable. Le jeune Gaudissard a poursuivi son “projet” de harcèlement sexuel des jeunes femmes qu’il rencontrait régulièrement en livrant des journaux.

Ponce Gaudissard avait été condamné à plusieurs reprises à de la prison pour divers faits de violence et d’agression, dont dix ans en 1995 pour avoir menacé de tuer une femme à Marseille avec un couteau et encore quinze ans en 2007 pour avoir menacé de tuer son ex-belle sœur avec un couteau et en train de le faire.

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